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mon refuge en baie de SommeSi tu peux encore rire c'est que tout va bien. 8 décembre téléphone et repas.
L’odeur de la nourriture doit faire sonner le téléphone. Vous ne comprenez pas et bien j’explique, le téléphone sonne toujours en plein milieu des repas et comme je suis polie je décroche. Un jour c’est pour un devis pour une mutuelle, le lendemain une pompe à chaleur et puis des panneaux solaires, j’en passe sinon le billet ne s’arrête plus. Je sais je pourrais éviter de décrocher puisque ce sont toujours des appels masqués mais celui de ma fille aussi donc je répond. Les questions commencent, parfois un peu indiscrètes mais je fais un effort car je me dis que la personne à l’autre bout du fil c’est son travail, il faut bien qu’elle mange et dans les centres téléphoniques c’est pas la joie. Les pauvres filles ou gars doivent se faire raccrocher au nez à longueur de journée et puis comme ces travailleurs invisibles sont souvent En Afrique du nord j’ai le droit à ma dose de soleil avec l’accent. Si vous n’avez pas de temps à leur consacrer essayez quand même de leur dire poliment et ne pas raccrocher sans un petit “non merci je ne suis pas intéressée”. La politesse se perd.
5 décembre conte de noël
1 décembre La Fontaine.
Bonzour monsieur du corbeau, que vous êtes zoli, que vous me semblez beau!!! Houlala c’est pas la peine de zozoter pour usurper l’identité de Jean de la Fontaine, on t’a reconnue clô. Si je me fais attraper par Ghislaine elle va me verbaliser. Elle va croire que j’ai voulu l’offenser et je vais moisir en prison pendant un moment. Je l’attends de pieds fermes (j’ai mis le pluriel, j’ai 2 pieds), je suis derrière la porte avec de quoi lui fariner le portrait. Trois paquets devraient faire l’affaire. 25 novembre L’alphabet des fleurs.Thème de la semaine, utiliser toutes les lettres de l’alphabet dans un texte.
Au fond du joli petit jardin de curé La jaune Achillée côtoyait la bruyère timide qui essayait d’éviter les rayons vifs du soleil. Le frêle coquelicot rouge sang tremblait au moindre souffle de vent. La digitale pourpre fièrement dressée regardait de toute sa hauteur ses compagnes. L’euphorbe en prenait à ses aises et envahissait tout la place disponible, Pas très jolie et pénible celle-ci. La fougère restait cachée sous les feuillages, pas question de bronzer pour cette plante des forêts qui n’aimait pas ce jardin qui ressemblait si peu à son habitat naturel. La gaillarde, l’hellébore, l’iris et la joubarde étaient calmes dans le coin qui leur était attribué. Le suivant avait un nom à coucher dehors avec un billet de logement mais c’était le sien : le kniphofia, plus difficile à écrire que la belle lavande violette et la marguerite chère aux amoureux. le tout petit némèsia espérait que les gelées ne viendraient pas trop tôt cette année, il n’aimait pas le froid pas comme ses copains les œillets, les pavots, le prunier à quetsches, la rose trémière, la santoline, le thlaspi qui eux ne craignaient rien des frimas hivernaux. La haie taillée en U entourait tout ce beau monde. La violette ne cranait pas, pourvu que personne ne me marche dessus, la wistaria ou glycine ne craignait pas ce sort. La xeranthemum, nom latin de l’immortelle se savait chouchoutée pour les bouquets séchés, elle serait au chaud l’hiver, le yucca aussi il vivait à l’intérieur du presbytère. Et pour terminer n’ oublions pas le zinnia qui me permet de finir l’alphabet. |
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